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200 000 VISITEURS

le 04/01/2018

à 18H35 !

TURLUPINADES DU 21 DECEMBRE

 

Z'HEROS POINTÉ: JEAN-VINCENT PLACE 18 161 EUROS D'AMENDES NON PAYÉES JVP DECLARE: BIEN QUE SÉNATEUR JE SUIS RESTÉ UN PÉKIN MOYEN

 

Le sénateur, conseiller régional et tout l'bordel, Jean-Vincent Placé (bas)  a cumulé avec sa voiture de fonction, mise à sa disposition par le conseil régional d'Île de France, et payée par les contribuables idoines, 18.161 euros  d'amendes cumulées.

« Pour sa défense le vénérable écologiste et subliminal donneur de leçons a déclaré avoir, dans un moment de désarroi, agit comme la plupart des français qui tentaient d'échapper à la contre danse.»

 

Confrontés à une pareille situation, la plupart des Français se seraient retrouvés aux gamelles, plus saisie sur salaire, huissiers de justice au cul, menottés et tutti quanti avec  l'approbation, la main sur l'écharpe tricolore, de ceux qui veulent que la loi s'applique  avec fermeté, députés et… sénateurs. Normal, ce sont eux qui la font !

Le chinois vert sera t'il privé de son véhicule ? Le contribuable devra t'il financer un chauffeur si toutefois son permis lui est retiré ? L’écolo ira-t-il à vélo, l'olibrius pedibus ? Sera t'il privé de son (ou de ses) indemnités jusqu'au remboursement total de la dette ? (majorations comprises). On peut toujours rêver !

 

C'est d'autant plus amusant que les sénateurs viennent d'inventer une usine à gaz qui permettra (après les municipales) de libéraliser le prix des prunes de stationnement, d’en moduler les tarifs selon les secteurs, voire d’exonérer certains administrés de ces bassesses tout juste bonnes pour être appliquées au bon peuple. Pas Mal ! Par ailleurs elles pourraient être dressées par des sociétés privées dont les « kapos » seraient rémunérés au rendement. Vite ! agrandissons nos pares brise.

 

Analyse sur le zinc au Café du Centre Mou

 

« Placé a eu de la chance de naître en Corée du sud, explique acerbe un client d’origine Kosovare, en sirotant son rosé, s'il était né en Corée du Nord le méprisable chien galeux aurait, pour atteinte à la sûreté de l’état, vu ses dettes effacées d'une balle dans la nuque. Remboursées à posteriori, et les frais y afférent, par sa famille solidaire du Sublime Astre éternel qui  brille sur ce beau pays, Kim machin chose. » 

 

Joyeux Noël

 

Turlupin

 

 

L'INTERVIEW PROBABLEMENT IMPROBABLE D'ÉDOUARD MARTIN L'EX SYNDICALISTE POURRAIT DEVENIR… DÉPUTE EUROPÉEN !!

 

Édouard Martin nous fixe rendez-vous dans un palace parisien. Sur la table du salon privé un Dom Pérignon et des zakouskis. Le syndicaliste porte un costume en alpaga  et des berlutti, autour du cou une écharpe négligemment nouée telle qu'il l'arborait sur les barricades de Florange lors des luttes syndicales pour le maintien des hauts fourneaux d'Arcelor Mittal. Il est aujourd'hui candidat du parti socialiste aux prochaines élections européennes. Le rebelle des hauts fourneaux est-il devenu le larbin des socialos ? Il a franchement répondu aux questions que Turlupin aurait pu lui poser.

 

TLP- Monsieur Martin, ce passage subit du syndicalisme à la politique ne vous pose aucun problème ?

E.M-Comme je l'ai dit souvent, je ne vais pas passer ma vie à ruminer le passé, je regarde vers l'avenir. J'en avais ras le bol d'être le porte-parole de traînes  misère, de bouffer des merguez et de boire des bières de Lidl perché sur des palettes pourries, de me geler les couilles sur les piquets de grève. Mon destin était ailleurs! Je viens de le rencontrer

 

TLP- Comment ça ? 

E.M- J'ai eu la révélation  quand on m'a dit que j'avais une gueule à faire du cinéma. Le cinéma c'est comme le syndicalisme et la politique, on joue un rôle, on raconte n'importe quoi, on fait semblant de défendre des idées alors qu'en fait on protège des lobbies. Nous autres délégués syndicaux profitons, sans travailler, de nombreuses prébendes, parfois avec la complicité occulte du patronat. Rappelez-vous  de  Marc Blondel de force ouvrière qui circulait avec un véhicule et fumait des Monte Cristo offerts  par Chirac   !

 

TLP- Pourquoi ne pas avoir choisi le cinéma ?

E.M-C ‘est trop incertain, on peut vite se retrouver au chomdu, alors que la politique c'est gagnant gagnant. Surtout l'Europe, on y va quand on veut, quasiment incognito, personne d'ailleurs ne sait à quoi ça sert sinon a enculer les mouches. L’avantage c'est qu'on est bien rémunéré, 7956 euros par mois plus 4299 euros de frais, plus 304 euros par jour de présence. Finis les formules « 1 », terminés les steaks frites puants dans les restos ouvriers et les voyages en deuxième classe. Je vais enfin vivre.

 

TLP- Vous n'êtes donc plus un homme de gauche ?

E.M-Pardon ! Je suis un homme de la gauche socialiste, un gauche de riches, un bobo qui s'ignorait je rejoins ma vraie famille. D'ailleurs c'est elle qui est venue me chercher pour battre Nadine Morano comme moi  issue des HLM lorrains, fille d'émigrés, c’est mon alter et conne comme on dit vulgairement. Ce qui nous sépare  c'est que moi j'ai mené ma carrière debout sur des barrières, elle, plutôt allongée sur des canapés, une vraie différence !

 

TLP- Et vos copains ouvriers qui croyaient en vous que vont-ils devenir ?

E.M-(Baissant la voix, reprenant une coupe de champagne et une épaisse cuillerée  d’oscietra). Franchement vous croyez qu'ils ne méritent pas ce qui leur arrive. Ce sont des cons, ils gobent tout ce qu'on leur raconte, ils acceptent toutes les contraintes, les réductions de salaire, des heures supplémentaires non payées, ils sont résignés. Des cons, vous dis-je, j’ajoute des pauvres cons, terme, qui ne s'applique jamais aux riches. Tenez ! maintenant que je les regarde d'un peu plus loin, ils me déçoivent, ils me désolent ! Qu'est qu'ils croient, qu'à Bruxelles nous aurons le temps de nous apitoyer sur leurs petits problèmes quotidiens tandis que nous avons d'autres préoccupations. Telles que  la taille et l'épaisseur des rouleaux de papier hygiéniques, la longueur et le cintrage réglementaires de la saucisse de Strasbourg ou de Morteau, la température idéale à laquelle doivent être chauffées les vespasiennes publiques. Et encore je ne vous parle que des préoccupations hexagonales ! »

 

Se levant : « Excusez-moi, les motards de mon escorte m'attendent je dois me rendre à déjeuner en ville avec un ministre. » Il s'éloigne puis revient vers moi et me dit : « Sachez Monsieur que ce n'est pas parce qu'on s'appelle Martin qu'on est nécessairement un âne. Bonjour chez vous ! »     

 

Propos recueilli par Turlupin