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le 04/01/2018

à 18H35 !

TURLUPINADES DU 16 FEVRIER

 

ELECTIONS MUNICIPALES : PRIX D’UN MANDAT  OU COÛT DE L’ARRET PUBLIC


-Les villes de moins de 9000 habitants ne sont pas soumises à la législation qui encadre les comptes de la campagne électorale des municipales. Les candidats, même s’ils atteignent plus de 5% des voix au premier tour ne sont pas remboursés des frais engagés. Au premier regard cela pourrait sembler normal, sauf que si on se penche sur le fond, on comprend vite pourquoi de nombreux citoyens pourtant intéressés par la vie municipale, devront, au mieux se contenter d’une chaise pliante, au pire de coller les affiches !  (Sauf dans les plus petites communes ou l’investissement est surtout physique chacun connaissant chacun !). Pour être clair, l’accession à un fauteuil municipal n’est pas à la portée des bourses de tous les citoyens, loin s’en faut !

DISCOURS SUR LA METHODE !

-Pour faire simple, « no money no chair », le pékin qui n’a pas de moyens financiers suffisants à mettre au pot pour financer la campagne électorale d’un candidat n’a pratiquement aucune chance d’occuper un poste à responsabilité dans le futur conseil municipal !

-J’entends déjà d’ici la question d’un client du Café du Centre Mou : Biscotte !

-Biscotte ? Biscotte mon pote, qui après avoir réuni une équipe  autour d’un programme auquel elle semble adhérer, le leader auto proclamé passe aux questions qui fâchent. Le financement du local de campagne, des affiches, des flyers, et autres gadgets destinés à faire la cour aux  prétendus électeurs potentiels et parfois ça fait des sous ! Bref il faut cracher au bassinet (*). Une fois, parfois deux, parfois  plus afin d’alimenter en carburant le conquérant vaisseau qui se lance à l’abordage du navire amiral !

-Dès lors, le smicard ou smicard et demi commence à avoir du mal à suivre, et comme il n’y va pas de son écot, sa voix aura évidemment moins d’écho chez ses colistiers ou se crée, presque naturellement, une hiérarchie sonnante et trébuchante, avant même que la liste définitive ne soit établie. Et quand bien même le salarié ou le petit artisan ou commerçant souscrirait  un prêt  revolving, son emploi du temps ne lui permettrait pas d’assurer  son mandat à plein temps. Donc place aux  cadres de la fonction publique, enseignants ou fonctionnaires, professions libérales ou aux retraités… ce ne sont pas des primaires mais… Ça y ressemble.  Car, évidemment, ceux qui versent l’obole aimeraient bien que ça ne soit pas à fonds perdus et obtenir, si toutefois ils remportaient l’élection, un retour sur investissement, par exemple une place d’adjoint dument rémunérée par les fameuses indemnités. Quant  aux autres ils se contenteront d’un strapontin, avec peut-être, pour les plus chanceux, un os à ronger dans quelques commissions ou syndicats inter communaux et le droit d’approuver leurs leaders qui auront à peu près tout réglé lors des conseils d’adjoints  ou ils ne seront pas conviés ! Il suffit de regarder la composition des listes, c’est en général assez édifiant ;  comme un bouquet de fleurs, on met les plus belles au milieu que l’on habille avec quelques fougères ramassées dans les sous-bois histoire de lui donner un peu de consistance, un chômeur par ci, une femme de ménage ou une mère au foyer, un ouvrier ici, un étudiant là… qui suffisent à donner l’apparence d’une représentation de l’ensemble de la population !!!

-Il en va ainsi de la démocratie ou de ce qu’il en reste, et mieux encore au niveau national où le peuple, dans sa globalité, pourtant tellement courtisé lors des campagnes électorales, n’est pratiquement plus représenté dans sa diversité !

 

-Et pourtant la République (quand elle portait encore un R majuscule) avait bien fait les choses avec l’attribution des indemnités, justement destinées à défrayer ceux qui n’avaient pas de moyens financiers suffisants, afin qu’ils puissent, eux aussi, participer de la vie publique  et surtout représenter dans les diverses assemblées toutes les couches sociales !  Zob ! C’est oublié, z ‘avaient qu’à être riches ces cons !

 

(*) Concernant l’équipe sortante le maire bloque en général les dernières indemnités de ses adjoints, un trimestre (ou plus) afin de les affecter au financement de sa campagne électorale

 

 

 

EXTRAIT DE LA VIE PUBLIQUE,

AMUSANT….NON ?

L’HISTOIRE EST UN ETERNEL RECOMMENCEMENT

 

-En « PRINCIPE » (notons l’euphémisme NDLR) le fait  d’être élu n’est pas un métier en soi. Il s’agit d’une fonction temporaire attribuée par les électeurs à une personne choisie par eux. Ce principe remonte à la Révolution de 1789, pendant laquelle on insistait sur la nécessité que les élus ne transforment pas en profession une charge honorifique confiée directement par les citoyens. Le principe demeure. Néanmoins, on constate en France une certaine stabilité du  politique. En effet, les personnes élues, non seulement tentent de renouveler plusieurs fois leur mandat mais ont aussi tendance à les cumuler. Ainsi, on observe souvent l’âge canonique  de certaines d’entre elles qui ont passé de nombreuses années en fonction, et à cumuler plusieurs mandats, locaux et nationaux.

 

-Pendant longtemps, l’exercice des fonctions électives a été réservé aux personnes qui disposaient d’une fortune personnelle et qui pouvaient donc se dispenser de travailler pour gagner leur vie. Ainsi, sous la Révolution et les monarchies constitutionnelles (Restauration et Monarchie de Juillet), le suffrage étant censitaire, seules pouvaient voter et être élues les personnes disposant d’un certain niveau de vie. Ainsi, les acteurs des assemblées parlementaires étaient des personnes aisées et capables, dans une période d’intense activité parlementaire, de dégager beaucoup de temps pour l’exercice de leur mandat.

Par la suite, il parut logique, avec le développement du suffrage universel et dans le souci de respecter le principe d’égalité dans l’exercice du droit de chaque citoyen  d’être éligible, de garantir aux élus les moyens de vivre dignement durant leur mandat et de pouvoir se consacrer pleinement à leurs fonctions. Pour les maires et  les maires adjoints, c’est une ordonnance d’octobre 1945 qui crée le système des indemnités de fonction.

 

Marianne qui en nourrit tant de ses seins marmoréens reconnaitra les siens !!!!!!!

 

Turlupin