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Adessias

Expression provençale réservée généralement aux amis et aux proches pour dire au-revoir qui signifie littéralement Que tu sois à Dieu (a Dièu sias) en " français ", Dieu te garde, à Marseille,  on prononce adeyche.

 

JMS

Cette injonction ne vous est-elle pas quelque peu familière ???

Souvenez-vous...

Marcel Pagnol...

La lettre de Lili....

La lettre de Lili des Bellons à Marcel Pagnol figure dans certaines classes de primaires, en France, au Canada, au Maroc, au programme des exercices de dictée.

Joseph Pagnol (le père de Marcel), instituteur, n’aurait jamais pensé que la lettre d’un petit paysan des collines puisse un jour entrer dans une classe d’école.

La voici...

 

Ô collègue ! je met la main à la Plume pour te dire que les grive sont pas venu cet année, rien mé rien, même les darenagaz sont parti, comme Toi. jen n’ai pas prit deux. les perdrots non plus. j’y vais plus cé pas la pène. il veau bien mieux Travaillé à l’Ecole pour apprendre l’Ortograffe autrement quoi ? c’est pas posible, même les saludes il n’y en a pas guaire. elles sont peutites, les soiseaux en veut pas.

Cet Malheureut, tu en as de la Chanse de pas être ici cet un Dézastre. je me langui que tu vien. alor, les Soiseaus tant bien, et les perdrots - et les Grive pour noèl. En plus, il m’ont volé douze Pièje et au moins Sinquante Grive. Je sé quicé. les plus beau Pièje. cé celui d’Allo, le Boiteut. Rapèle toi que je m’en rapèlerai. et en plus il fet froid, avec mistralle. tous les jours à la chasse j’ai les Pieds glassés. heureusement j’ai le Cachené. mais je me languis de toi.

batistin est contant : il prend trente grive par jour. à la Glue. avantiers, dix orthollan, et Samedi douze saire gavotte. à la Glue. avantiers je suis été sous tête Touge, j’ai voulu écouter la Pierre, sa m’a glassé l’oreille. èle veut plus chanté éle fet que Pleuré. voilà les nouvèle salut la Compagnie. je t’envois une feuille de soge pour toi et une viollète pour ta mère.

ton ami pour la vie lili.

mon Adrèse. Les Bellons Par Lavalantine France.

ça fet trois jours que je t’écrit, pas que le soir je continut. ma Mère est contante. èle se croit que je fét mes Devoirs. Sur mon Cahier. Après, je décire la paje. le tonère a escagasé le grand Pin de Lagarète. il reste plus que le Tron, et pouintu comme un sifflé.

Adessias. je me langui de toit. mon adrèse : les Bélons parlavalantine. France. le facteur s’apèle fernan, tout le monde le connet, il ne peut pas se trompé. il me connet très Bien. moi aussi. ton ami pour la vie.

Lili

 

 

Palanquée

Grande quantité (emploi métaphorique d'un terme de marine : chargement d'un palan)


JMS

 

Caligner, carigner

Faire des caligneries (en français, câlineries). Des jeunes gens avaient commencé à caligner un peu des jeunes filles. Les calignaïres sont les fiancés ou les amoureux qui se font des caligneries.

 


JMS

Morvellous 

Bolet gluant, variété de bolet ordinaire, sorte de pissacan à chapeau très gluant. Ne pas confondre avec le morvellois, autre champignon, qui est la volvaire gluante. Morvellous désigne aussi un morveux, un enfant, un petit garçon qui a encore de la morve au nez, mais qui prend des airs d'importance.

 


JMS

 

Alibòfi

Nom masculin pluriel désignant les testicules en termes grossiers. Il trouve son origine dans aliboufier, nom commun du styrax (Styrax officinalis), arbuste qui fournit une résine balsamique, et dont la forme des fruits rappelle les glandes génitales de l'homme.

 

 JMS

 

Suçarelle

Préparation d'escargots, ou plutôt de limaces (Helix nemoralis, espèce plus petite que l'escargot commun, rayée de couleurs diverses) - dont on a coupé la partie supérieure de la coquille - en sauce au vin banc, avec oignons, carottes, ail, persil, épices et jaune d'œuf. Du prov. suçarello, de sucer, parce qu'on aspire par l'orifice de la coquille le limaçon qu'elle contient.


JMS

 

 

Bouléguer

Bouger, mouvoir, agiter, émouvoir (prov. boulega, remuer, bouger). « Boulegant ! » (Remuons nous ! Dépêchons nous ! Bougeons nous !). « Bouleguès pas lou batèu » (Expression de pêcheurs en mer qui s'applique, au sens figuré, pour demander de ne plus bouger ou de ne plus faire bouger lorsqu'on est dans une situation d'équilibre précaire (échafaudage, échelle, etc.)


JMS

 

Pégon

Personne bavarde et importune, de laquelle on n'arrive plus à se dépéguer lorsqu'on a eu le malheur de la rencontrer (cf. arapède, roumpi-pé, sèque datti, etc.)


JMS

 

Capelan 

De l’ancien provençal « capelan » (chapelain), prêtre, pauvre ou cagot dont on parle avec mépris. L’origine de capelan est latine : cappella « petit manteau », un dérivé tardif du VIIe siècle de cappa« sorte de couvre-chef ». Capella désigne « le manteau de St Martin » qui, en 338, en avait donné la moitié à un pauvre. Au VIIe siècle ce manteau ou ce qui en restait, est rentré dans les reliques du roi des Francs. La cappella était conservée dans un petit bâtiment à Tours près de l’église qui à l’époque s’appelait oratorium. Pendant un siècle capella signifie aussi bien ce manteau que ce bâtiment. Dans un texte on trouve « in oratorio nostro, super capella domni Martine » (où capella signifie « manteau »). A partir du VIIIe siècle le mot cappella désigne « l’oratorium du roi ». D’autres cappellae sont construites entre autres à Dijon et à Aix-la-Chapelle par Charlemagne. A partir du VIIIe siècle le capellanus est « celui qui doit garder et entretenir les reliques » et comme il avait probablement du temps libre, le capellanusd evait à partir du Xe siècle s’occuper aussi de la correspondance du roi » et enfin au XIIe siècle nous trouvons le sens actuel : « le prêtre chargé de dire la messe dans une chapelle » (le bon vieux curé !)

Le capelan (Mallotus villosus) dit « Petit Tacaud » est un petit poisson des océans Atlantique et Glacial Arctique. Il s’agit d’un emprunt du XVIe s. au provençal capelan, qui correspond au français chapelain, pour dénommer deux poissons différents, de la famille des Gadidés, vendus séchés et fumésLa transposition du sens de « curé, prêtre » est peut-être liée à la couleur grisâtre du dos de ce poisson.

Le Capelan de Méditerranée est aujourd'hui considéré sur le plan génétique plus proche du Tacaud commun (Trisopterus luscus luscus) dont il serait à considérer comme une sous espèce.

 

 


JMS

 

Engambi 

Du provençal « engàmbi », croc en jambe. Autrefois très utilisé dans le langage des pêcheurs pour désigner les embrouillages des lignes de fond, le mot est passé dans l’usage courant comme synonyme de petite embrouille.

 


JMS

 

Engatse 

Très grosse embrouille, sac de nœuds,magouille, querelle. Engatser (s’) : S’énerver.


JMS

 

 JMS

 

Emboucaner 

Verbe francisé à partir du provençal « emboucouna », infecter. S'emploie de manière argotique pour puer, empuantir. Au figuré, et sous sa forme pronominale, signifie pousser quelqu'un à faire quelque chose, en lui montant la tête ; ou encore s’énerver, se battre… ; à noter que le nom masculin « boucan » désigne aussi une fille vulgaire (voir cagole) Se dit aussi d’une personne qui a le mauvais œil.

 


JMS

 

    Chichourle 

Nom féminin issu du provençal « chichourlo » désignant le jujube, le petit fruit comestible du Jujubier. Par dérivation, s'emploie d’une personne qui n'a rien dans la tête.S'emploie également dans la célèbre interjection (rendue populaire par Pagnol « Oh fande chichourle ! »  qui n’a pas de signification en soi, mais sert à exprimer tour à tour l’étonnement, l’agacement  et la colère.

 

 

JMS

                          

    Cagole 

Nom féminin devenu célèbre issu du provençal « cagoùlo », blouse, long tablier. Les filles qui au début du siècle, travaillaient dans les usines d'empaquetage de dattes étaient tenues pour des raisons pratiques de porter ces cagoles. L’état de ces tabliers en fin de journée leur donnait une allure pour le moins négligée. Et il n’était pas rare, vu le salaire qu’on leur donnait, de les voir vendre leurs charmes, le soir. A l’origine, donc, la cagole désignait la fille de petite vertu, et à la fort mauvaise apparence.

Aujourd’hui : Fille qui a mauvais genre, tant dans son langage (le verbe haut, au vocabulaire souvent chatié et haut en couleurs, avec l’accent bien sûr), que dans son allure (provocante, jupe courte, vêtement moulant), ou dans son comportement (sans distinction, aguicheuse) Traiter une fille de cagole est l’insulte suprême avec en outre une connotation sexuelle du style « il y a que le train qui lui est pas passé dessus ». Par extension fille de joie, pute. L’inverse de la girelle qui est « une fille canon » (belle et bien faite)

 

 

 

JMS

 

    Cougourde 

Coucourde. Courge, citrouille, potiron, gourde ; mauvais melon ; par extension personne peu douée (provençal : « coucourdo, cougourdo »)

 

 

 

JMS

 

    Chapacan 

Chiapacan. Fonctionnaire préposé à la capture des chiens errants et à leur transport à la fourrière. Ce nom provençal (qui dériverait de l'italien acchiapacani) servait aussi à désigner un individu un peu marginal qui vivait du commerce des chiens qu'il attrapait dans les rues et revendait pour leur peau. Aujourd’hui ce mot désigne quelqu'un sans grands scrupules, et prêt à tout pour de l'argent. Désigne aussi une personne mal habillée ou négligée.

 

 

 

JMS

 

 

Ravi

 

Substantif qui s'applique à un individu toujours content. On le retrouve comme nom propre dans la crèche : le santon « lou ravi » c'est l'étonné, le simple, le naïf… celui qui est aux anges ; il lève les bras au ciel en signe d'émerveillement devant le miracle de la nativité. Jadis on disait que chaque village avait son "idiot du village", son fada (qui signifie littéralement "possédé par les fées") Le ravi est en extase ("l'âme qui rencontre Dieu") :Il ne peut offrir que son "ravissement" à la vue de la naissance de Jésus. Pour les méditerranéens le ravi désigne avec une affection mêlée de condescendance à la fois le « joyeux béat » et le « gentil benêt » pour une personne en « félicité versant dans la stupidité » D’où l’expression du supporter de l’O.M. : « Vé la face de ravi dans ses bois qui vient de se prendre le but ! »

 

 

JMS

 

Cagade 

 

 

Terme francisé à partir du provençal « cagado » formé sur le verbe « cagar » lequel au sens propre signifie « merde » et donc « aller à la selle » En emploi figuré et passé dans l’argot national « grosse, très grôôsse bêtise » De nombreux vocables ou expressions en dérivent : Le « cagadou » (lieu d’aisances, toilettes ou « cagoinces » propices également à la méditation), la « cagagne » ou « cagarelle » (diarrhée), le « caganis » (dernier né de la famille), « va caguer » (va te faire voir), « il s’en cague » (il s’en fout), «ça a cagué » (ça a foiré, « merdé ») … je laisse à votre imagination oh combien fertile le soin d’en trouver d’autres, en particulier pour « ceus » dont la cougourde gamberge à la future apocalypse. Tè ! en voilà deux autres : « cague braille » (un merdeux !) et « s’encaganer » (se foutre dans la mouise, la panade !)

 

 

JMS

 

Darnagas 

 

Pie-grièche, oiseau passereau plutôt bête, qui ne voit pas le danger (prov. darnagas ou tarnagas). (Darnagas serait une onomatopée du chant de cet oiseau). Qualifie aussi quelqu'un de nigaud, pas dégourdi, butor. Aqueou grand darnagas - qu'a lei pè plats...

 

 

JMS

 

 

Niston 

 

Niston est tiré du provençal nistoun, nitoun, mistoun …mince, fluet, jeune enfant (bambin, mioche, minot, móussi) ; dans le sud de la France (cf. le film de Truffaut tourné en 1957, à Nîmes, les Mistons) ce terme est surtout utilisé pour désigner un enfant jusqu’à l’adolescence : un gamin. Le nom a gardé une connotation féline (mite est un surnom affectueux du chat) ; de fait en se féminisant, nistonne désigne une jeune fille à la démarche souple, chaloupée.

 

JMS

 

ENGAMBI

 

Vient du provençal « cambeto » (petite jambe) et « faire cambeto » ou « faire la gambette » (terme bien connu des cours de récréation) c’est le croc en jambe. Engambi c'est donc le premier degré dans l'échelle des contrariétés. Autrefois le terme était utilisé par les pêcheurs pour désigner des « embrouillages » des lignes de fond. Le mot est passé dans le langage courant comme synonyme de petite embrouille. Pour en savoir plus lire « le Théorème de l'engambi » de Maurice Gouiran (Ed. Jigal)

 

 

JMS

 

 

PESSUGUER

 

Pessuguer veut dire attraper, pincer (ex. "se faire pessuguer par un chien") Ce terme vient du provençal « pessu » (pincée, petite quantité) On dit d’un avare « Tonde lei uous, ferre lei mousco, fa de pessu ou vitres » (Il tond les œufs, ferre les mouches, et va même jusqu’à pincer les vitres !)

Signifie également au figuré : prendre sur le fait, arrêter … 

Ce verbe est également voisin de « aganter, aguinter » du patois local "gantchou", crochet utilisé sur les ports (aganter, achoper, pessuguer…)

 

 

 

JMS

Mouligasse

 

 

Ou moulégas, déformation du provençal moulégous, pâteux, molasson, mou. Désigne quelqu'un de lent dans ses gestes et réactions. Contrairement à longagne (lent, lambin, nonchalant) ce terme a en plus une connotation de quelque chose de mou, de visqueux. On peut parler d'un fruit moulégas, par exemple.

 

 

 

 

JMS 

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  • elie boissin (dimanche, 28. décembre 2014 15:48)

    C'est quoi Chantelouble ? Peut pas avoir un nom et un prénom sans en avoir honte...
    Pourrait aussi indiquer sa date de naissance et l'endroit de Marseille où il est né...Voilà, ainsi on pourrait y voir plus clair !
    Chiapacan n'a jamais été un enfant agité...ou alors dans le XVIème arrondissement de Paris, car chez nous, à Marseille, dans les quartiers où l'on marchait les pieds nus par faute de chaussures le
    chiapacan a toujours été le "voleur"...et tous ses dérivés! J'ai toujours été un niston qui bouléguait mais je n'ai jamais été un chiapacan.
    Bon on pourrait en parlait des heures, mais de vive voix, avé l'assent!!!
    Bises à tous
    Elie Boissin

  • elie boissin (dimanche, 28. décembre 2014 15:37)

    Concernant le mot : Niston, il s'est toujours agi en Provence, du petit Jésus de la crèche!
    Mais il est vrai que maintenant le simple mot Crèche peut-être considéré comme un juron...ne le répète pas je risque des poursuites !!!!!!

  • chanteloube (dimanche, 15. décembre 2013 22:16)

    capelan désigne souvent, à Marseille, tout simplement un curé.
    chiapacan...un enfant agité
    pesuguette...une dame un peu pincée..qui se croit.....
    niston s'utilise peu. j'ai beaucoup plus souvent entendu dire lou pitchoun ou la pichounette...